Res'Art au SIAO 2010

Le Réseau d'Artisanes d'Art Algériennes, Res'Art, initié par l'Association Nationale Algérienne Femmes en Communication en 2003, en est actuellement à sa deuxième phase. Après avoir travaillé essentiellement sur son élargissement de 2008 à 2009 pour compter aujourd'hui plus de 120 artisanes, Res'Art travaille actuellement au renforcement de ses capacités. En  2010 Res'Art a suivi un programme de formation intensif axé sur le design, la cohésion de groupe et le commerce équitable. Res'Art s’est fixé comme objectif de participer à de nombreuses expositions nationales et internationales.

 

Du 29 octobre au 7 novembre 2010 Res'Art a participé pour la deuxième fois au Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou, au Burkina Faso, le SIAO.

 

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Le stand de Res’Art a été très apprécié par les visiteurs de toutes nationalités : français, anglais, italiens, danois, égyptiens, algériens, burkinabè, béninois, chinois ou américains… Tous les articles amenés à Ouagadougou ont été vendus ! Les sarouels algériens ont eu beaucoup de succès, surtout ceux présentant des motifs au crochet, ainsi que les tuniques ou vestes sans manche brodées avec des motifs berbères. Res’Art a été félicité pour sa ligne épurée, travaillée mais pas trop chargée et résolument tendance.

 

Res’Art a été le seul stand algérien du SIAO représenté par deux artisanes Djamila Aouiche et Sadia Belaïdi, Maya Azeggagh le chef de projet Res’Art. Mayalena Développement était aussi du voyage pour faire le suivi et l’évaluation sur le terrain de la présence de Res’Art au SIAO.

 

Djamila Aouiche et Sadia Belaïdi ont profité de leur séjour pour participer à une formation en coupe africaine chez un tailleur burkinabè réputé, cette nouvelle approche de la coupe devrait apporter à Res’Art de vraie nouveauté pour le défil’Art de Res’Art qui aura du 14 au 15 décembre 2010 à l’Instituto Cervantes d’Alger en Algérie.

 

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Res’Art a été sélectionné pour la première fois cette année au pavillon de la créativité du SIAO avec 5 articles très innovants :

-          un ensemble tailleur en lin jupe longue et caraco horné de broderie de Touggourt avec un design de Sara Diaz et réalisé par Nadjet Azizi de Touggourt.

 

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-          Un couffin de palme customisé avec un tissus africain et des accessoires créé par Farida et Mina Lamari d’Adrar

 

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-          Un collier ornée d’une khamsa chawiya avec des turquoise et du vermeil réalisé par Fafa d’Alger

 

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-          Un service à thé peint présenté sur une vannerie d’Adrar réalisé par Farida Lamari d’Adrar

 

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-          Une veste sans manche noire brodée de bleu avec des broderies berbères et une capuche façon « djellabah » créée par Sadia Balaidi de Larbaa Nath Iraten,Tizi Ouzou

 

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Recherche de Fonds

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La recherche de fonds est indispensable pour pouvoir réaliser et développer des projets sur le terrain. Sans matériel et sans ressources humaines aucun projet d’envergure ne peut se réaliser. En effet, le tout bénévolat et le matériel offert ou prêté par les membres de structures sont trop aléatoires pour assurer la durabilité des projets. Les sources de financements nombreuses et variées assurent la continuité des activités du projet et l’autonomie de la structure porteuse de projet pour réaliser ses projets avec une réelle marge de manœuvre.Dans cette formation nous allons étudier les méthodes de montage de projet afin de pouvoir s’adapter au canevas de différents financeurs et sponsors qu’ils soient institutionnels ou privés, locaux, nationaux ou internationaux. Nous choisirons aussi la transparence financière comme axe principal et nous essaierons aussi dans tout projet de trouver des sources d’autofinancement pour le demandeur.  I. Monter ou améliorer un projet de développement  -          Définir le contexte : arbre à problème, arbre à solution, maitrise claire des objectifs globaux et de l’objectif spécifique-          Cycle de gestion de projet : l’instruction-          Obtention de financement : réajustement du projet en fonction des besoins et en fonction des financements obtenus-          Activités génératrices de revenus et autofinancements-          Budgétiser un projet au plus "réels" des besoins: utiliser des fiches d’activité et budgétiser activité par activité, élaboration du calendrier d'exécution avec les ressources financières mensuelles nécessaires par activités (facilités le cofinancement et la transparence dans la répartition des fonds)-          Fixer des résultats à atteindre et des outils pour les mesurer-          Elaborer un cadre logique, un budget et un calendrier d’exécution avec le partenaire local pour pouvoir intégrer les contraintes locales (fêtes locales ou religieuses, risque pays, temps d’obtention de documents ou d’autorisation, délai de mise à disposition de matériel, impossibilité d’avoir des reçus pour les petits achats, difficulté de transfert bancaire, etc…) ; II. Les bailleurs et leurs canevas : appel à projet, appel à financeurs - Etude de différents canevas (fondations privées, institutions…)- Le montage de projet européen avec demande de note succincte pour la première instruction: outils pour éviter les échecs;- Le cofinancement: choix de la transparence, appel à financeurs groupé;- Le sponsoring : réalisation de la fiche technique III. Le suivi et l’évaluation de projet Le suivi et l’évaluation sont désormais exigés par la plupart des financeurs. Ils doivent être budgétisés et apparaitre clairement dans le calendrier des activités. -          Préparer le suivi et l’évaluation en amont avec le partenaire : ne pas calquer le fonctionnement avec des « codes européens » d’analyse des succès et échecs (objectifs réalistes et réalisables en fonction de la réalité du terrain)-          Rapports de démarrage, suivi et évaluation: échanges avec les financeurs au cours du projet, échanges avec les bénéficiaires et les porteurs de projets, présenter et justifier les changements inhérents au projet.-          Rapports financiers et auditsCette formation doit se dérouler sur 5 journées. Si les participants ont bénéficié des formations de préparation au départ ou de la formation sur le diagnostic, alors cette formation peut être réalisée sur 1 journée.

Besoin matériel pour la formation : 1 tableau (crai ou velleda), 1 tableau paperboard et 2 paquets de feuilles avec marqueurs. Tables et chaises pour l’ensemble des participants. Si possible une connection Internet ou wifi et une salle équipée d’un vidéo-projecteur. 

Support pédagogique : Fourni par Mayalena Développement (Dossier papier avec CDRom) 

Participants à la formation : minimum 12 personnes maximum 20.  

Langue de formation : Français, espagnol ou anglais au choix. 

Suivi et évaluation : Un suvi par internet des participants à la formation est proposé gratuitement avant le départ sur le terrain.

L’évaluation peut prendre plusieurs formes. Une évaluation immédiate systématique se fait pendant la dernière heure de formation. Ensuite un rapport de 5 à 15 pages en fonction du niveau des participants est demandé à chaque groupe, constitué de 3 à 4 participants. Il est à remettre après la formation, dans un délai fixé en fonction des besoins de la structure contractante. Une session d’examen orale ou écrite peut aussi être organisée à l’issue de la formation.

 

 
 

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